Voici ci-dessous le début de mon roman.
Cela vous permettra de vous plonger dans l'univers que j'ai créé et de juger de la qualité de son contenu...

Attention, la reproduction totale ou partielle de cet extrait est formellement interdite sans mon accord préalable.



=== PROLOGUE ===



       Depuis une trentaine d’années, le monde entier dépend des États- Unis pour se repérer dans le temps et dans l’espace. Le GPS étant une application essentiellement militaire outre Atlantique, un brouillage dégradant la précision de localisation fut actif jusqu’en mai 2000 sur ordre du président des États-Unis d’Amérique.

       Désireuses de s’affranchir d’une telle situation de monopole, l’agence spatiale et l’Union européenne ont lancé le programme GALILEO pour lequel une constellation de 30 satellites devrait être placée sur orbite géostationnaire.
       D’ici peu, le vieux continent sera doté d’un système d’une précision jusqu’alors jamais atteinte.

       Agrémentés de nombreux relais terrestres, quatre satellites seront nécessaires pour localiser un point précis du sol terrestre. Le récepteur GPS analysera chacun des signaux reçus pour calculer le temps de propagation du signal émis depuis l’espace. Il pourra alors calculer la distance qui les sépare.

       À l’origine, cette réalisation devait fonctionner en complémentarité avec le GPS actuel. Une particularité qui doit, en théorie, permettre une plus grande confidentialité de l’information. Se voulant avant tout civil et réservé aux applications gouvernementales réglementées, il occupera outre celles de guidage, des fonctions telles que contrôles de vitesse, actions douanières, recherches géographiques et opérations de sauvetage. Les progrès fulgurants ne serviront plus seulement les déplacements automobiles. Bientôt, les malvoyants profiteront de ces fantastiques avancées pour se mouvoir par le biais de GPS miniaturisés.

       À l’instar du scandale des écoutes téléphoniques, il est à craindre qu’une utilisation détournée de cette technologie de pointe, puisse être un jour à l’origine d’une détérioration des libertés individuelles.

       Le monde d’aujourd’hui est en passe de se transformer grâce à la radio navigation par satellite qui, depuis l’aube de l’humanité, n’est que l’aboutissement de l’observation du soleil et des étoiles. Cette réalité a jusqu’ici permis aux hommes de se situer et de trouver son chemin sur la planète.



=== Chapitre 1 ===



       Le premier rayon du soleil ne traversait pas encore le ciel à cette heure où aucun chant de coq ne troublait la tranquillité de la bourgade. On ne pouvait considérer cet endroit ni comme une ville ni comme un patelin campagnard. Il s’agissait plutôt d’une espèce de zoning industriel perdu au milieu de nulle part, avec dans son sillage plusieurs communes avoisinantes et un centre commercial regroupés en une seule et unique artère de quelques kilomètres de long. On pouvait comparer ce point de la carte comme un grand village en pleine expansion, vivant depuis plusieurs années en parfaite autarcie.
       L’implantation de sociétés telles que la SecuriCam glanait une quantité impressionnante d’emplois et la vie y était prospère. On aurait pu croire que jamais aucune multinationale ne se serait risquée à se parachuter si loin de tout. Pourtant, le milieu rural apportait un atout majeur : sa localisation à l’abri des regards importuns et des questions embarrassantes.
       Loin des problèmes rencontrés dans les mégapoles, loin des déprédations, des actes terroristes et de la violence urbaine, la population rendait grâce aux Dieux de leur avoir apporté un équilibre aussi parfait, ce qui n’avait pas toujours été le cas.
       Deux hommes fixaient le commissariat avec anxiété. Ils n’avaient pas encore franchi le passage piétonnier mais se préparaient à le faire. Nul véhicule ne traversa pourtant la chaussée. S’ils avaient la démarche hésitante, c’est que l’enjeu et le devoir à accomplir surpassait de loin tout ce qu’ils avaient réalisé jusqu’alors.
       L’un des deux individus – celui qui semblait être le chef – tourna la tête vers l’autre et donna le signal.
       — C’est l’heure.
       Il avait été choisi pour deux raisons : la parfaite maîtrise de son métier et son aversion pour ceux qui lui donnaient des ordres.
       Ils dégainèrent leur arme – la même que celles utilisées par l’ensemble du corps policier – et vérifièrent le mécanisme de sécurité avant de la remettre en place. Ne sachant réellement dans quoi ils mettaient les pieds, il fallait palier à toute éventualité.
       L’avantage de démarrer les réjouissances à une heure aussi précoce paraissait évident : le bureau de police fonctionnait au ralenti et le personnel était réduit au minimum.
       Ils se lancèrent sur le passage clouté à l’assaut du bâtiment et de sa population.

       La porte s’ouvrit sur un hall d’entrée vide, éclairé par quelques néons malades. La variation de température les fit frissonner. Dehors, le vent du nord soufflait sans discontinuer. Ils frottèrent poliment les pieds sur le tapis prévu à cet effet et avancèrent d’un pas maladroit vers le bureau d’accueil, vide lui aussi. Leurs regards se croisèrent tandis qu’ils se demandaient si ce poste de police était peuplé par autre chose que des fantômes (...)


© 2010 - Henri Collignon



Désolé mais pour lire la suite, il va falloir vous rendre en librairie !





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